ÉDITO

C’est la guerre sur le continent européen, et pour tous, la peur est là, et aussi la désespérance devant la folie humaine.

Et c’est reparti, les images de tanks, les villes en feu, les espaces en ruines, les hordes de personnes déplacées …. La TV ne manque pas à l’appel, les images en boucle, l’air guerrier de M. Poutine, les enfants emmitouflés que les parents tentent de rassurer, pour l’instant on est encore dans la vie normale, mais on est prévenus, ça ne va pas durer, le prix du carburant monte, le gaz, l’électricité, et puis d’autres choses sûrement….ce sera dur pour tous…..MAIS SURTOUT POUR CERTAINS, les plus pauvres d’entre nous.

On se sent impuissants, on voudrait que ça s’arrête, que ça n’ait jamais commencé, que faire ?

Alors tout le monde essaie de marquer son empathie vis-à-vis des populations ukrainiennes : drapeau bleu et jaune sur les mairies de villages et villes, collectes de vêtements, de couvertures, d’argent par les associations caritatives, chacun se mobilise ; et puis on attend les réfugiés, on va peut-être pouvoir en accueillir une famille dans le village, faire une bonne action pour ces gens qui nous ressemblent.

Pendant ce temps-là, en France, en Meuse, des personnes de tous les continents, de tous les pays, ont aussi fui des guerres, des persécutions, du fait de leur appartenance ethnique, de leur orientation sexuelle, les coups d’un conjoint ou les méfaits d’une mafia dans un pays gangrené de corruption. Et pour ceux-là que fait-on ? On les appelle non pas réfugiés mais migrants, on dit qu’ils sont trop nombreux, qu’ils nous envahissent, qu’ils nous coûtent cher, que ça ne peut pas durer. Les polices des frontières les traquent, ceux qui sont installés quelquefois depuis plusieurs années se font intimider par les Préfectures, on leur propose quelques sous pour qu’ils partent, qu’ils rentrent chez eux, ont leur interdit de travailler et les condamne à la misère et la peur.

Nous demandons le droit de travailler et de s’installer durablement pour tous ceux qui choisissent notre pays et font l’effort d’en accepter les lois. Il n’y a pas d’un côté de gentils réfugiés à la peau claire et d’autre part de vilains migrants sans travail et éventuellement sans logement, avec des carnations plus sombres.

Colette NORDEMANN, Présidente de l’AMATRAMI

Une réflexion sur « ÉDITO »

  1. Hier soir vendredi lors d’une réunion privée, beaucoup de commentaires élogieux de la part de participants à la rencontre à la MJC de Belleville « debout les femmes ». Et un appel discret pour renouveler ce genre de soirée… mais cette fois avec un micro.

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